Wednesday, May 30, 2012

Voyage sous un soleil d'août


Lumière d'août brûlante comme une ampoule, blanche sur la poussière de ta peau - 
Lumière d'août je suis restée sans comprendre, le trou noir d'une cigarette sur le papier.
Pays inconnu et moite aux rues étincellantes, bouffée de chaud
En sortant des magasins trop climatisés.
Lumière d'août, renaissance, sortir du ventre noir de la ville pour trouver le soleil.
Dans un cri de douleur devenir aveugle dans les premiers instants,
Et puis les paupières qui clignent et laissent filtrer les rayons insistants - 
Oublier tout d'hier, ennui ombrageux de la veille
Et somnolents dans le décalage d'une terre qui tourne trop vite
Nous marchons dans ces rues d'août, pavés de lumière

Tu fumes sans rien voir, la tête en l'air.
La main en casquette tu évites
Le torrent de passants, je m'agrippe à ta paume humide
Et je suis ta silhouette noire si petite, mon guide,
En cherchant l'ombre des palmiers qui jaillissent vers le ciel trop haut

Lumière que je ne vois plus à travers les feuillages qui te découpe en morceaux.
Un bourdonnement d’insectes brûlants, les couleurs chatoyantes des saris
Voix éclatantes, meuglements, bruits de moteur dans les ruelles encombrées,
Et moi grain de sable je cherche tes yeux invisibles dans le ciel ébloui

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